Le mot
Un gentleman c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue
pas.
Pierre Desproges
La BULLE BLEUE
Libre Aventure
Bidonnante, Ubuesque, Lecture Légère, Entraînante
Blablater Les Enjeux Utiles, Etonner
Un gentleman c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue
pas.
Pierre Desproges
Après environ cinq années de discussions autour des sanctions à appliquer au racisme et au négationnisme en Europe, les 27 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur un texte.
Jeudi au Luxembourg, les ministres européens de la Justice ont trouvé un accord sur un texte qui prévoit des sanctions contre le racisme, le négationnisme et la xénophobie. Il prévoit des peines d’une à trois années de prison pour « toute incitation publique à la violence ou à la haine visant un groupe de personne ou un membre d’un tel groupe, défini par référence à la race, la couleur, la religion, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique ». Des sanctions similaires seront appliquées pour toute personne faisant « l’apologie publique, la négation ou la banalisation grossières des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre ». De tels comportements entraîneront des sanctions si ils incitent à la haine ou la violence envers un groupe de personne. Si l’accord a été aussi long à trouver, c’est en partie dû au fait que certains pays de l’UE voyaient dans un tel texte une possible atteinte à la liberté d’expression. L’importance de l’enjeu aura finalement eu raison de leurs réticences.
« La voix est un ensemble de muscles, il faut l’échauffer, l’entraîner. Si un sportif court sans échauffement, il se claque. Pour un chanteur c’est la même chose. » explique Brice Davoli, compositeur de musique mais également coach vocal. Le métier d’entraîneur fleurit ces dernières années et d’aucuns doutent de sa réelle utilité. Le coach vocal travaille à l’ombre des paillettes pour que ses « élèves » puissent y rester.
Tout a commencé par une rencontre sans fausse note pour ce jeune français de 26 ans, compositeur et producteur d’albums pour des artistes français . A 21 ans, il croise la route de Richard Cross, médiatique professeur de chant de la Star Académie et coach vocal de Michel Sardou. Ils partagent la même passion pour les comédies musicales anglo-saxonnes. Il n’en faut pas plus pour que Brice devienne son assistant pendant deux ans. Mais que fait au juste un coach vocal ?
« C’est un travail pédagogique, il faut avoir la passion d’enseigner » résume-t-il, tout en ajoutant qu’ « il est gratifiant de pousser les artistes à donner le meilleur d’eux-mêmes ». Comment ? Par des training de trois semaines avant une tournée. L’objectif pour l’artiste est d’apprendre à gérer sa voix, à l’économiser afin de pouvoir tenir dans la durée. Le coach orchestre les vocalises de l’artiste, il soigne les petits problèmes de justesse et crée une dynamique positive. Présent pendant les concerts, il accompagne le chanteur pendant ses vocalises, échauffement vocal avant et après les balances. « Il faut que la voix soit chaude et ouverte au moment d’entrer sur scène ». Pendant le concert, il prend des notes sur les points positifs et négatifs et fait un débriefing dans la soirée.
La partition du coach ne s’arrête pas aux seuls aspects techniques. Brice Davoli guide ses « protégés » dans leur vie quotidienne. Il les aiguille sur l’hygiène de vie nécessaire au maintien de la qualité de leur voix : éviter les espaces enfumés, avoir une alimentation équilibrée. Une chose sur laquelle il insiste particulièrement : le sommeil . « Dormir permet une bonne récupération des cordes vocales ». Et puis il y a la part psychologique. L’artiste se sent réconforté d’être accompagné en tournée. Pour Chimène Badi, qu’il coache depuis son éclosion, il « lui apporte le confort de se sentir sécurisée ». Ainsi la chanteuse ne se brise pas la voix, ou si c’est le cas, Brice est là pour la réparer. Elle se sent protégée par la présence du technicien, sorte de Freud des cordes vocales.
« C’est un travail de rencontre, accompagner des artistes n’est pas tout. Ce sont des histoires humaines aussi bien que professionnelles ». Il évoque avec un plaisir non dissimulé le travail effectué avec Benoît Poelvoorde pour les besoins du film Podium. Si ses projets se tournent plus vers la composition de musiques de film, il pense continuer ce travail qui reste pour lui une histoire de chœur.
Lost redécolle avec le lancement aujourd’hui de sa saison 3 sur RTL-TVI. Petit retour en arrière. Un crash d’avion, une île déserte, quelques survivants au passé trouble, des ours polaires sous un soleil tropical, des stations scientifiques disséminées un peu partout sur l’île, un monstre gigantesque qui rôde dans la jungle mais qu’on ne voit pas, façon Les dents de la mer, un groupe d’indigènes aux intentions hostiles, surnommé les Autres. Voilà quelques-uns des nombreux ingrédients de la série à succès imaginée par J.J. Abrams, également créateur d’Alias. Au départ, la commande des studios tient en quelques mots : des rescapés d’un crash aérien se retrouvent sur une île déserte. Il va laisser libre cours à son imagination fertile. Les 48 survivants, colocataires forcés en plein milieu du Pacifique, sont vite confrontés à de nombreux défis. Ils doivent se faire confiance et s’unir pour survivre mais leur personnalité et leur passé ne facilite pas la tâche. La série conjugue habilement passé et présent à l’aide de nombreux flash-back. Centrée sur une quinzaine de personnages, chaque épisode zoom sur une ou deux personnalités. On découvre que parmi eux se trouvent un ancien toxicomane, une criminelle en fuite, un schizophrène, un paralysé des membres inférieurs qui court maintenant comme un lièvre, une malade en phase terminale qui recouvre toute sa santé… Les pouvoirs du lieu participent au mystère, à l’opacité de la série.
Un nouveau triangle des Bermudes
La deuxième saison a vu la découverte de postes d’expériences scientifiques sur l’île et la rencontre des survivants avec les « autochtones » : les Autres. Ces nouveaux éléments ajoutent à la complexité des énigmes : quel est ce lieu ? Qui sont ces Autres ? Quel genre d’expériences ont été ou restent menées sur l’île ? Pourquoi plusieurs crashs d’avions et naufrages de bateaux ont eut lieu au même endroit ? Un peu trop de questions pour les téléspectateurs qui, moins nombreux, ont trouvé la seconde saison un peu lente et mystérieuse. La troisième mise plus sur l’action et les solutions. Ce nouveau virage, amorcé par les producteurs alertés de voir les taux d’audience reculer, va répondre à bon nombre de questions. Quelques « scoops » ? Le monstre de l’île peut prendre différentes formes, y compris humaine. On aura enfin l’explication des miracles médicaux de l’île. Deux personnages principaux partagent en fait des liens familiaux. Les Autres sont en fait des... Enfin, des réponses et plus d’action, ne ratez pas le début. Sachez malgré tout que certaines zones d’ombres persisteront : une saison 4 est déjà prévue et en cours de production. Patience et longueur de temps…
Quand le Roi est mis en échec, il sort ses cavaliers. Samedi et dimanche à Moscou et Saint-Petersbourg ont eu lieu deux manifestations contre le président Russe Vladimir Poutine. Organisées par le mouvement d’opposition l’ « Autre Russie », dont le leader est l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov, elles se sont heurtées à une répression sévère des policiers et militaires.
L’Autre Russie est une alliance qui réunit les représentants de différents mouvements politiques et de défense des droits de l’homme. Elle veut lutter contre la réduction des droits du citoyen en Russie et certaines pratiques du Kremlin qu’elle juge anticonstitutionnelles. Son leader, Garry Kasparov, utilise son intelligence tactique en rassemblant différentes sensibilités politiques et acteurs de la société civile. On trouve dans ce mouvement des étudiants qui ne supportent plus la corruption à l’intérieur des Universités comme des retraités qui vivent avec des pensions misérables.
Samedi à Moscou, l’ « Autre Russie » organisait une manifestation à Moscou avec quelques milliers de participants. La réponse du gouvernement ? Pas moins de 9000 policiers et militaires pour leur faire face. Résultat : affrontements entre manifestants et policiers se soldant par plus de 170 arrestations, dont celle de Kasparov. Ce dernier a été retenu pendant 6 heures et condamné à payer une amende de 1000 roubles (30 euros) pour participation à une manifestation non autorisée. Dimanche, bis repetita : nouvelle marche à Saint-Petersbourg réunissant 3000 personnes et violents affrontements avec la police. Kasparov a déclaré sur CNN : « ces deux derniers jours ont montré que le régime de Poutine n’accorde plus d’attention à la légalité et s’en remet à la force brutal ». Prochaines élections législatives en Russie en décembre 2007 avant la présidentielle de mars 2008. L’« Autre Russie » et ses idées gagneront-ils la partie ?
Ce week-end Bruxelles va swinguer aux sons cuivrés et festifs des musiques balkaniques. Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles propose une première. Un festival entièrement consacré aux sonorités venues d’Europe du Sud-Est : le Balkan Trafik Festival les 13 et 14 avril. Ces musiques jouissent aujourd’hui d’un vent favorable dans le monde entier. On le doit en partie aux succès commerciaux des films d’Emir Kusturica comme La vie est un miracle (2004) , Chat noir, chat blanc (1998), ou du français Tony Gatlif avec son dernier opus Transylvania (2006) ou plus tôt, Gadjo Dilo (1997). Leur point commun ? Les bandes originales, musiques cuivrées des Balkans ou jazz Tzigane, y sont comme un personnage à part entière.
Au delà de l’aspect festif, les organisateurs ont la volonté de promouvoir l’image de pays qui s’apprêtent à rejoindre l’Union européenne. Ils proposent un programme « shaker » qui fait la part belle aux sonorités traditionnelles et électroniques. Ainsi on pourra partir à la découverte de la Fanfare Ciorcalia, fanfare la plus rapide de l’Ouest roumain. Elle mêlent à la fois grands classiques de la musique rom (tzigane) et inspirations plus contemporaines. Les amateurs seront ravis de pouvoir assister à une représentation exceptionnelle d’Esma Redzepova, couronnée « Reine des gitans » des mains d’Indira Ghandi. Née à Skopje en Macédoine, entendue dans le film Gadjo Dilo, sa philosophie tient en une phrase « La musique est le seul luxe des pauvres. Quand tu chantes, tu n’a pas de mauvaises pensées, et quand tu danses, tu sens moins la faim ». A la quinzaine d’artistes et DJ vendredi et samedi s’ajoute la présence de Goran Bregovic le mercredi 25 avril, cerise sur le gâteau. Musicien né à Sarajevo révélé par les films de Kusturica, beaucoup voient en lui un compositeur incontournable du siècle. Avec son orchestre des mariages et enterrements, il sillonne les scènes du monde et met en scène l'univers généreux et festif des tziganes.
Dans le fascicule de la BO de Swing (2001), on pouvait lire ces mots de Tony Gatlif : « C'est une musique qui crie la peur et la douleur d'un peuple qui a mal à son âme. C'est pour ça que la musique tsigane est belle.. Mais cette musique est un cri de douleur, de douleur ancestrale qui vient de l'âme de tout un peuple ». C’est cette beauté douloureuse qui vous attend l’espace de deux soirées pendant lesquelles on pourra aussi découvrir la gastronomie locale, déguster des vins, voir une exposition de photos et des films sur les Balkans.
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Le cri