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De l'actu, du cinoche, du théâtre, quelques créations écrites perso et une pointe d'humour en filigrane

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Evolution de la démographie en Europe : baisse de la natalité, mort de la prospérité ?

Les statistiques prévoient un recul de la population européenne vers 2020, certains parlent de risque majeur pour nos sociétés alors que d’autres y voient l’opportunité d’induire des changements. Le défi démographique auquel vont être confrontées nos sociétés européennes, dont la population devrait décliner aux alentours de 2020, soulève différentes interprétations. A une vision alarmiste qui la relie à un déclin économique s’oppose une position qui au-delà de voir en  lui un aspect secondaire, propose des changements pour s’y adapter et en tirer parti.   Jérôme Vignon, Directeur à la Direction générale emploi, affaires sociales et égalité des chances de la Commission européenne voit dans « La situation démographique de l’Europe » un motif d’inquiétude lié à la capacité des politiques publiques à s’adapter au vieillissement de la population. Il pense en effet que les dépenses liées aux personnes âgées auront pour effet de négliger les générations plus jeunes qui sont l’avenir de nos sociétés.

 

 

A cela, Michel Loriaux, Professeur de démographie à l’Université de Louvain, rétorque que « ce n’est pas une catastrophe » et qu’ « Il faut arrêter de s’alarmer ». Il évoque certains défis qui à ses yeux sont bien plus importants : « l’égalité homme-femme, une meilleure intégration des populations étrangères et des personnes âgées ». Quand Mr Vignon présente l’exemple du Japon dont la baisse de sa natalité s’est accompagnée « d’un ralentissement de sa productivité », le Professeur Loriaux voit plutôt dans cette perspective la possibilité d’une meilleure « répartition du travail entre les générations ». Les deux hommes s’accordent cependant sur le fait que l’immigration a jusqu’aujourd’hui laissé ce problème en suspend mais que celle-ci ne pourra pas indéfiniment constituer une solution viable pour nos sociétés. Car elle n’est pas sans créer de problèmes connexes : Mr Vignon souligne le « coût […] de l’intégration », Mr Loriaux insiste lui sur le coût en matière de ressources humaines pour les pays du Sud. Les interprétations divergent donc mais se rejoignent tout de même sur la nécessité de prendre en compte ce changement. On peut penser que les effets de cette situation dépendront de la capacité du monde politique et de l’ensemble de la société à s’adapter à cette transformation structurelle de la population.

 

 

 

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